Être moins qu’un chien c’est, dit Charles Mingus, être noir et musicien de jazz dans une Amérique blanche qui ne quitte l’indifférence ou le mépris de la communauté noire que pour piller ses valeurs culturelles. C’est, heurté aux refus et vexations, à la dépossession, comprendre très vite que, si l’on n’accepte pas de se plier aux codes esthétiques dominants, si l’on est porteur d’un monde aussi neuf et intransigeant que l’œuvre mingusien, l’on ne pourra jamais vivre correctement de sa (…)
Accueil > Mots-clés > Thèmes > Littérature
Littérature
Articles
-
Straight Life
1er août 1982 -
Moins qu’un chien
4 octobre 2018, par Varoujan -
Dans les ruines de Homs
20 septembre 2018, par VaroujanEn plein cœur du conflit, tandis que des millions de Syriens font le choix de l’exil, Marwa Al‑Sabouni, son mari et leurs deux enfants décident de rester à Homs, confinés dans leur appartement. Entre bombardements, tirs de mortier et scènes de carnage, cette jeune architecte assiste à la destruction d’une ville, d’un mode de vie, d’un peuple. Dans ce témoignage, elle montre que l’environnement urbain et l’architecture participent également aux fractures communautaires et aux (…)
-
Georges Duby
1er novembre 2000Georges Duby [1919-1996] a laissé sur l’art de nombreux textes, aussi éclairants pour la peinture contemporaine que pour le Moyen Âge, sa spécialité, textes confiés à de multiples supports‑ : livres, journaux, périodiques, entretiens radiodiffusés… Son goût des images et de la communication l’a par ailleurs familiarisé avec la télévision où il s’est beaucoup exprimé, comme intervenant ou comme créateur, avant de présider pendant quelques années la première chaîne culturelle, la Sept. La (…)
-
Los Angeles
1er septembre 2008« Comme les générations passées d’intellectuels anglais se mettaient à l’italien pour lire Dante dans le texte, c’est pour pouvoir lire Los Angeles dans le texte que j’ai appris à conduire. Mais si la langue de Dante permet de lire d’autres textes italiens, la pleine maîtrise des dynamiques propres à Los Angeles ne livre accès qu’à Los Angeles, que sa mobilité même rend unique. […] Qu’on prenne seulement la peine d’en parcourir l’histoire, et il saute aux yeux qu’aucune autre ville ne naquit (…)
-
Istanbul peut-être
1er mars 1999 -
Le piéton chronique,
Carnet de promenades
1er novembre 2011« La marche à pied est une maladie chronique et inoffensive. Elle est commune à une grande part de l’humanité. On peut la rendre plus singulière en la pratiquant dans un espace déterminé, en lui consacrant régulièrement des comptes-rendus (il vaut mieux qu’ils soient brefs) et en assortissant ceux-ci de petites images (la linogravure convient parfaitement à ce genre d’exercice). » Une dizaine d’années durant, Michéa Jacobi a revêtu les habits de ce « piéton chronique » promenant son carnet (…)
-
Nicolas de Staël, Le combat avec l’ange
1er octobre 2009« Il y a du givre et ci et là […] près des terres graves étonnamment distribuées. Cela s’étend jusqu’au rideau de l’ombre portée aux premiers nuages. Tout près à l’horizontale sans ouate, clair, simple, à l’immobile, nuages. Au-dessus la valse des roses, tous les roses. C’est très joli chaud clair pompon praline peau de fille duvet cocotte sublime le ciel quoi, le ciel. Ce serait à faire presque tel avec à peine plus d’ordre sur terre […] quelle histoire vous voyez cela, le paysage prêt à (…)
-
Les passagers d’Istanbul
1er avril 2006« Il a laissé une partie de lui-même là-bas, même s’il ne sait plus très bien d’où il vient. »Ce recueil de neuf nouvelles restitue l’ambiance des familles marquées par l’exil et les souvenirs d’enfance sous forme de chroniques parfois loufoques où se mêlent une tonalité caustique et des bouffées de nostalgie.Les récits sont marqués par l’intemporalité des destins croisés et la difficulté d’être, mais toujours avec humour et tendresse.« Et des années plus tard, alors que tous avaient quitté (…)
-
Le miniaturiste
1er février 2006« J’ai apprivoisé les couleurs et réveillé les sensations tactiles inscrites dans la mémoire d’un fils de tailleur ; rêvé sur les bruits d’une langue maternelle perdue, l’arménien, et sur un environnement parental plus ou moins exclusif, plus ou moins encombré. J’ai découvert ainsi Constantinople et le Caucase sans y avoir mis les pieds. Ensuite j’ai interrogé l’amour d’un adolescent pour son père alité, un étrange et doux témoin de la mort hospitalière, dans les années soixante, à Paris. (…)