« À la fin des années quatre-vingt, dans la boutique à l’enseigne des Fruits du matin dont j’étais le client au Caire j’ai appris, jour après jour, comment on nomme dans le parler égyptien les différentes espèces d’oranges, de mangues, de mandarines… que le marchand me présentait. Sur chacun des sacs de papier brun qu’il utilisait était imprimée la même composition : des mots calligraphiés et un motif “fruitier”, une grappe de raisin, une poire, des bananes... J’ai conservé ces sacs. Je me (…)
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Littérature
Articles
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Les Fruits du matin
22 novembre 2018, par Varoujan -
Le bois de Vincennes
1er juin 1993« Le Bois de Vincennes s’étend de la Marne au Don et même plus bas, couvrant aussi une grande partie de la mer Noire. Il atteint parfois le ciel. Il passe par-delà mes nostalgies et mes souvenirs. Il plane au‑dessus d’une patrie utopique et inconnue. » Méditation d’un poète en exil sur son destin singulier et sur le destin de son peuple, réflexion sur l’Occident, tentative d’intégrer l’exil dans un langage, Le Bois de Vincennes est tout cela à la fois, mais il est d’abord l’un des plus (…)
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Chambres
15 mars 2017, par VaroujanLe souvenir c’est la succession des ailleurs, c’est l’histoire de ces lieux et de ces moments de vie, un voyage en continu. Tracer et verbaliser cette itinérance c’est recourir à une sorte d’épure qui dépasse le simple récit autobiographique. Les cinquante-six chambres exposées en autant de doubles-pages sont celles de l’intime, celles dont l’artiste se souvient suffisamment, celles où elle a vécu un peu. Pour chacune d’elles, un sobre plan dessiné au feutre, accompagné d’un texte comme une (…)
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Césarée
14 septembre 2024, par VaroujanDe retour à Istanbul, après un séjour à Marseille et en Égypte, Vahan Tékéyan est nommé en 1913 directeur d’un établissement d’enseignement en Anatolie. Il prend le train pour se rendre à Césarée (Kayseri), ville d’origine de ses parents, dont les récits ont bercé son enfance. Tout au long du trajet et du séjour, il prend des notes et remplit ses carnets.
Sept années plus tard, ces pages paraîtront en feuilleton dans un quotidien arménien avec la mention explicite « en souvenir », pour ne (…) -
Los Angeles
1er septembre 2008« Comme les générations passées d’intellectuels anglais se mettaient à l’italien pour lire Dante dans le texte, c’est pour pouvoir lire Los Angeles dans le texte que j’ai appris à conduire. Mais si la langue de Dante permet de lire d’autres textes italiens, la pleine maîtrise des dynamiques propres à Los Angeles ne livre accès qu’à Los Angeles, que sa mobilité même rend unique. […] Qu’on prenne seulement la peine d’en parcourir l’histoire, et il saute aux yeux qu’aucune autre ville ne naquit (…)
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Asphalte
24 octobre 2025, par Varoujan« Minas s’est approché du camion. Lorsque l’un des ouvriers place le seau sous l’ouverture d’où l’asphalte s’écoule en lançant un jet de vapeur en direction de Minas, il se cache la figure dans les mains, il tousse pour dégager sa gorge qui s’étrangle, il ouvre les yeux et, à l’instant même où il les ouvre, sur l’asphalte qu’on est en train d’étendre dans la rue, il voit Nicole qui marche main dans la main avec Monique, de sa démarche majestueuse, gaie, plus gaie et plus magnifique que les (…)
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La table blanche
et autres textes
1er septembre 2012L’ensemble des textes et interventions publiques d’Alvar Aalto constitue une rareté dans la mesure où l’architecte s’est toujours déclaré plus enclin à construire qu’à écrire. La large sélection de textes traduits dans ce recueil, la plupart inédit en français, révèlent les thèmes qui ont parcouru sa carrière : humaniser l’architecture en respectant le destinataire de l’édifice, prendre toujours en compte le paysage naturel ou urbain, rechercher la standardisation en évitant (…)
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Istanbul peut-être
1er mars 1999 -
Carcérales
1er février 2000 -
Le Petit Arménien
20 octobre 2023, par VaroujanPourquoi Alexandre, qui a douze ans, est-il renvoyé du collège, où il se sent pourtant si bien et où il compte de nombreux amis ? Parce qu’il est chahuteur, parce qu’il est un cancre ou parce qu’il est un étranger, un petit Arménien, dont la famille s’était installée à Anvers dans les années trente ? Lui, il n’a rien vu venir. Il aime le sport, le football notamment. Il aime les mots rares et curieux ainsi que les noms de gens illustres, dont il entend parler autour de lui comme Ludwig van (…)