« La marche à pied est une maladie chronique et inoffensive. Elle est commune à une grande part de l’humanité. On peut la rendre plus singulière en la pratiquant dans un espace déterminé, en lui consacrant régulièrement des comptes-rendus (il vaut mieux qu’ils soient brefs) et en assortissant ceux-ci de petites images (la linogravure convient parfaitement à ce genre d’exercice). » Une dizaine d’années durant, Michéa Jacobi a revêtu les habits de ce « piéton chronique » promenant son carnet (…)
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Littérature
Articles
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Le piéton chronique,
Carnet de promenades
1er novembre 2011 -
Les passagers d’Istanbul
1er avril 2006« Il a laissé une partie de lui-même là-bas, même s’il ne sait plus très bien d’où il vient. »Ce recueil de neuf nouvelles restitue l’ambiance des familles marquées par l’exil et les souvenirs d’enfance sous forme de chroniques parfois loufoques où se mêlent une tonalité caustique et des bouffées de nostalgie.Les récits sont marqués par l’intemporalité des destins croisés et la difficulté d’être, mais toujours avec humour et tendresse.« Et des années plus tard, alors que tous avaient quitté (…)
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Au nom du père et du fils
18 mars 2021, par Varoujan« …le buste de mon père était si lourd, qu’au moment de le descendre de son piédestal il m’a échappé des mains et s’est cassé en mille morceaux ; je les ai gardés jusqu’à l’âge de 36 ans dans notre appartement au troisième étage, à l’angle de Normandie et Sunset, jusqu’au jour où un parfait inconnu mettant bout à bout les morceaux les a posés devant moi et a disparu. »
L’irruption de la prostituée américaine — l’étrangère — dans l’appartement de Los Angeles a brisé le fragile équilibre de (…) -
Le monastère, journal d’un religieux
1er mars 1988Dernière œuvre de Dikran Tcheugurian, jeune écrivain victime parmi d’autres du génocide de 1915, ce journal d’un religieux illustre le drame d’une sensibilité déchirée entre les impulsions d’une nature délicate, ardente et généreuse, et la condition de clerc célibataire. Un monastère, des moines, des orphelins sur fond d’événements dramatiques, Chouchane, présence féminine insolite — autant d’images d’une culture en survie dans un style résolument incisif participant d’un renouveau de la (…)
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Journal de déportation
1er février 2010Septembre 1915, Istanbul. Un soir, on frappe à la porte : « Yervant Odian est-il là ? ». Dès lors, l’implacable organisation génocidaire turque va l’entraîner sur les routes et dans les sinistres camps du désert syrien. Au sein des colonnes de déportés, il rejoint le destin de ses compatriotes arméniens, bien que se considérant presque comme un « privilégié », en raison de son statut d’écrivain reconnu. Immergé dans un quotidien de tortures, glacé d’horreur devant les situations (…)
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Chambres
15 mars 2017, par VaroujanLe souvenir c’est la succession des ailleurs, c’est l’histoire de ces lieux et de ces moments de vie, un voyage en continu. Tracer et verbaliser cette itinérance c’est recourir à une sorte d’épure qui dépasse le simple récit autobiographique. Les cinquante-six chambres exposées en autant de doubles-pages sont celles de l’intime, celles dont l’artiste se souvient suffisamment, celles où elle a vécu un peu. Pour chacune d’elles, un sobre plan dessiné au feutre, accompagné d’un texte comme une (…)
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Le bois de Vincennes
1er juin 1993« Le Bois de Vincennes s’étend de la Marne au Don et même plus bas, couvrant aussi une grande partie de la mer Noire. Il atteint parfois le ciel. Il passe par-delà mes nostalgies et mes souvenirs. Il plane au‑dessus d’une patrie utopique et inconnue. » Méditation d’un poète en exil sur son destin singulier et sur le destin de son peuple, réflexion sur l’Occident, tentative d’intégrer l’exil dans un langage, Le Bois de Vincennes est tout cela à la fois, mais il est d’abord l’un des plus (…)
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Le Cavalier blanc
19 septembre 2019, par VaroujanRendre sa réalité à un monde perdu, tel est l’argument de cette large fresque épique. Au cœur de l’Anatolie, un village et les lieux alentour chargés de souvenirs et d’histoire, se racontent avec toutes leurs traditions et pratiques de terroir, rappelant les relations de coexistence entre voisins de différentes communautés. L’observation et la rêverie deviennent ici des matériaux pour cette écriture de la nostalgie, véritable reflet de l’âme d’un destin collectif remémoré. Autour du jeune (…)
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Mtnadzor
1er mars 1990De « Mtnadzor » à la « Plaine des abricotiers », les nouvelles d’Aksel Bakounts parcourent ces villages retirés du Caucase, aux forêts profondes, aux reliefs montagneux, à la rencontre d’hommes et de femmes, pour lesquels la ville, la guerre et la révolution sont des réalités lointaines. Le bruit et la fureur parviendront pourtant jusqu’à eux, brisant le rythme saisonnier de leur existence.
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Dix-sept lettres sur l’architecture
1er janvier 2007Dans ce recueil, Vittorio Gregotti utilise le mode épistolaire pour proposer une réflexion sur une série de problématiques communes à plusieurs champs de la création et de la pensée contemporaines où l’architecture et l’urbanisme ont toujours leur place. La personnalité et le champ d’activité des destinataires orientent la réflexion et permettent une variété de ton en croisant des disciplines comme l’architecture, l’art, la musique, le cinéma, l’esthétique ou la philosophie. Les « lettres (…)