« J’étais dans le vrai, j’étais dans le faux. Ce n’était plus l’hiver, et pas encore le printemps. Durant un laps de temps très long et bien court à la fois, toute chose se soumettait au transfert nocturne, toute chose était ici et s’en allait vers là. Ici, c’était le fleuve de l’écoulement du temps, là‑bas c’était le soleil noir et contagieux. L’éternité était retrouvée en dehors de la vie, et en dehors surtout du néant. » Paru une première fois en 1955 chez Gallimard, Transfert nocturne (…)
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Autobiographie
Articles
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Transfert nocturne
2 octobre, par Varoujan -
Vers une architecture extrême
14 septembre 2016« Finalement, l’architecture est une profession dangereuse parce qu’elle constitue un mélange empoisonné d’impuissance et d’omnipotence, au sens où l’architecte s’abreuve presque toujours de rêves et de fantaisies mégalomaniaques qui dépendent à la fois d’autres intervenants et des circonstances, pour les imposer et les réaliser. »
Convertir l’optimisme en danger et laisser celui‑ci s’exprimer procède d’une forme de créativité dont on peut dire qu’elle a toujours figuré au cœur du (…) -
Moins qu’un chien
19 février, par VaroujanÊtre moins qu’un chien c’est, dit Charles Mingus, être noir et musicien de jazz dans une Amérique blanche qui ne quitte l’indifférence ou le mépris de la communauté noire que pour piller ses valeurs culturelles. C’est, heurté aux refus et vexations, à la dépossession, comprendre très vite que, si l’on n’accepte pas de se plier aux codes esthétiques dominants, si l’on est porteur d’un monde aussi neuf et intransigeant que l’œuvre mingusien, l’on ne pourra jamais vivre correctement de sa (…)
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La ville au corps à corps
6 janvier 2016, par VaroujanCiseleur de l’espace public, Gérard Pénot est le défenseur du piéton pour lequel il dessine pour son plus grand plaisir la ville à hauteur d’homme. Avant que cela ne devienne le mot d’ordre de la ville contemporaine face à la crise, il se fait spécialiste des espaces publics frugaux, justes et efficaces. Ainsi a-t-il recomposé le centre de Saint-Nazaire et de nombreux grands ensembles, comme à Rennes ou à Saint-Dizier. À Nantes, l’incroyable mutation d’un grand ensemble signe la performance (…)
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Une vie d’architecte à Tokyo
21 janvier 2021, par Varoujan« Le critère pour l’architecture après le tsunami est l’humilité. »
Kengo Kuma avait presque 10 ans lorsqu’il visita, à l’occasion des Jeux olympiques de Tokyo de 1964, le gymnase Yoyogi, en forme d’immense poisson, conçu par Kenzo Tange. Ce bâtiment le marqua profondément et suite à cette expérience forte, il décida de devenir architecte.
Passionné par la culture et l’architecture traditionnelles de son pays, où l’usage et le travail des bois sont poussés à une sorte de paroxysme (…) -
Le plaisir de l’urbanisme
5 janvier 2017, par VaroujanL’urbanisme, un plaisir ? Comment cette notion assez désuète peut-elle être associée au plaisir de faire la ville, à la modernité ? Comment la conjuguer à l’appétence pour toutes les disciplines, à la curiosité pour l’évolution des modes de vie et des modes de faire, l’invention sociale et technologique ? À travers l’action « Projet urbain » qu’elle a initiée, dirigée et animée au sein de l’administration en charge de l’urbanisme pendant près de trente ans, Ariella Masboungi a été un témoin (…)
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Lumière blanche, ombre noire
14 septembre 2016« C’est l’esprit de l’architecture qui dit que l’architecture n’existe absolument pas… voilà ce que dit l’esprit. Il ne connaît ni style ni méthode. Il est disposé à tout. Et ainsi, l’homme doit cultiver cette humilité qui consiste à offrir quelque chose, à faire une offrande à l’architecture. Un architecte fait partie de ce trésor de l’architecture auquel appartiennent le Parthénon, le Panthéon, les grandes œuvres de la Renaissance. Toutes ces choses appartiennent à l’architecture et la (…)
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La table blanche
et autres textes
1er septembre 2012L’ensemble des textes et interventions publiques d’Alvar Aalto constitue une rareté dans la mesure où l’architecte s’est toujours déclaré plus enclin à construire qu’à écrire. La large sélection de textes traduits dans ce recueil, la plupart inédit en français, révèlent les thèmes qui ont parcouru sa carrière : humaniser l’architecture en respectant le destinataire de l’édifice, prendre toujours en compte le paysage naturel ou urbain, rechercher la standardisation en évitant (…)
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Lady Sings the Blues
1er janvier 2002« Papa et maman étaient mômes à leur mariage‑ : lui dix-huit ans, elle seize‑ ; moi, j’en avais trois. Maman travaillait comme bonne chez des Blancs. Quand ils se sont aperçus qu’elle était enceinte, ils l’ont foutue à la porte. Les parents de papa, eux, ont failli avoir une attaque en l’apprenant. C’étaient des gens comme il faut qui n’avaient jamais entendu parler de choses pareilles dans leur quartier à Baltimore. Mais les deux mômes étaient pauvres, et quand on est pauvre, on pousse (…)
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Moins qu’un chien
4 octobre 2018, par VaroujanÊtre moins qu’un chien c’est, dit Charles Mingus, être noir et musicien de jazz dans une Amérique blanche qui ne quitte l’indifférence ou le mépris de la communauté noire que pour piller ses valeurs culturelles. C’est, heurté aux refus et vexations, à la dépossession, comprendre très vite que, si l’on n’accepte pas de se plier aux codes esthétiques dominants, si l’on est porteur d’un monde aussi neuf et intransigeant que l’œuvre mingusien, l’on ne pourra jamais vivre correctement de sa (…)