« Être assis », c’est ainsi qu’on désignait, littéralement, le fait d’être interné dans un camp en Union soviétique. L’expression est restée dans le langage populaire dans toutes les républiques après le démantèlement de l’empire.Le regard de Max Sivaslian, qui a photographié dans six centres de détention en Arménie, dont les prisons pour femmes et pour mineurs, explore avec pudeur l’intimité de l’enfermement. Au-delà des évolutions historiques, l’univers soviétique persiste et marque (…)
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Arménie
Articles
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Ils sont assis
1er juillet 2006 -
Papkèn
20 novembre 2024, par Varoujan« Et maintenant, dit Papkèn, nous sommes ici ensemble. Peux-tu me dire pourquoi tu as choisi ce lieu en Haute-Provence aride, cette ruine perdue sur une colline déserte ? »
Il ne s’agit pas ici d’une biographie du père de Ovannès Bodossakis, mais bien d’un récit nourri d’une trentaine d’années d’échanges complices entre un fils et son père dans le cadre d’une bâtisse de Provence. La chronologie s’efface au gré des souvenirs que suscitent un lieu, un parfum, une sensation ; le père va (…) -
Les prénoms arméniens
1er octobre 1992 -
Un brin de cœur tendre
17 avril, par VaroujanDans un tramway aux portes de Paris, deux exilés arméniens se rencontrent par hasard. Épraksé, femme massive et volubile, transporte avec elle un lourd paquet et tout un monde de souvenirs venus d’Istanbul. En face d’elle, Noraïr, jeune homme taciturne, semble vouloir échapper à toute attache. Entre ces deux inconnus s’engage une conversation faite de questions pressantes, de silences et de malentendus.
Au fil du trajet affleurent les traces d’un passé brisé : un morceau de journal imprimé (…) -
Mémoires culinaires du Bosphore
1er octobre 2012Croisant recettes de cuisine et souvenirs familiaux, cette promenade gourmande nous mène des régions de Thrace orientale aux rives du Bosphore, à Istanbul. Mezzés, grandes tablées, « repas de pauvre », ou délicates bouchées dignes des palais se retrouvent dans des plats simples ou très élaborés. Riches de diverses influences gastronomiques, ces recettes composent le tableau d’un amour pour la table et le partage. Des voix résonnent qui nous font partager les souvenirs de ces êtres (…)
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Les passagers d’Istanbul
1er avril 2006« Il a laissé une partie de lui-même là-bas, même s’il ne sait plus très bien d’où il vient. »Ce recueil de neuf nouvelles restitue l’ambiance des familles marquées par l’exil et les souvenirs d’enfance sous forme de chroniques parfois loufoques où se mêlent une tonalité caustique et des bouffées de nostalgie.Les récits sont marqués par l’intemporalité des destins croisés et la difficulté d’être, mais toujours avec humour et tendresse.« Et des années plus tard, alors que tous avaient quitté (…)
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La vie comme elle est
1er janvier 2005Souvent qualifié de « prince de la nouvelle », Krikor Zohrab (1861‑1915) est une figure singulière de la littérature arménienne dans un moment historique qui aura marqué le destin de l’écrivain. D’abord ingénieur des Ponts et Chaussées il devient l’un des plus célèbres avocats de l’Empire ottoman puis membre du Parlement où on le remarque pour ses talents d’orateur et son engagement en faveur de la justice et de la défense des libertés. Comme la plupart des intellectuels arméniens de sa (…)
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Le monastère, journal d’un religieux
1er mars 1988Dernière œuvre de Dikran Tcheugurian, jeune écrivain victime parmi d’autres du génocide de 1915, ce journal d’un religieux illustre le drame d’une sensibilité déchirée entre les impulsions d’une nature délicate, ardente et généreuse, et la condition de clerc célibataire. Un monastère, des moines, des orphelins sur fond d’événements dramatiques, Chouchane, présence féminine insolite — autant d’images d’une culture en survie dans un style résolument incisif participant d’un renouveau de la (…)
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Que la lumière soit !
1er avril 1988Les poètes… « Nous vivons une époque telle / Que ces gens‑là… il faut les plaindre. » Dans l’œuvre du poète arménien Parouïr Sévak (1926-1971), Que la lumière soit ! fait figure de recueil testamentaire. Mais c’est le bouffon de toutes les sociétés qui parle « Otez vos masques ! » C’est l’amoureux de l’amour qui exalte le « miracle ordinaire » : « Comme si la vie tout à coup fut lavée / De la boue qui la couvre ». De sorte que l’homme tout compte fait s’interroge : « Je me mets à (…)
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Journal de déportation
1er février 2010Septembre 1915, Istanbul. Un soir, on frappe à la porte : « Yervant Odian est-il là ? ». Dès lors, l’implacable organisation génocidaire turque va l’entraîner sur les routes et dans les sinistres camps du désert syrien. Au sein des colonnes de déportés, il rejoint le destin de ses compatriotes arméniens, bien que se considérant presque comme un « privilégié », en raison de son statut d’écrivain reconnu. Immergé dans un quotidien de tortures, glacé d’horreur devant les situations (…)