Les stèles sont des vestiges du temps, édifices immuables, intangibles, impersonnels. Ces « immémoriaux » marquent le paysage de leur droiture, s’ouvrent au ciel, montrent de leur cime les étoiles. Les stèles sont des monuments-mémoire. Celle des lieux, marais du Scamandre, Beauduc, nef de l’église des Saintes-Maries-de-la-Mer, étang des Impériaux, mas de la Félicité ; celle des hommes, pêcheurs, sagneurs, gardians, roms, manouches, gitans, gens du voyage, provençaux, languedociens ; celle (…)
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Anthropologie
Articles
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Stèles de Camargue
1er mai 2003 -
L’architecture, les aventures spatiales de la raison
18 avril 2017, par VaroujanLorsqu’on parle d’architecture en France, il semble qu’on affronte un inextricable imbroglio ; de quoi parle-t-on en effet ? Des plans produits à la suite de concours internationaux, des logements fabriqués en France depuis 1945, des idées des architectes sur le bonheur de vivre, des maisons sur catalogue ? Des faits bien établis montrent que l’architecture ne se produit pas dans le vide de l’esthétique et même, qu’elle nous renseigne sur la société dans laquelle elle surgit. Aspect de (…)
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Demeure-Mémoire
1er janvier 2000La maison n’est pas qu’un objet. Les murs et le toit assurent certes la fonction originelle d’abri, mais la demeure de l’homme reste un enseignement dans la mesure où chaque société y inscrit ses images, principes, valeurs et, par l’acte d’habiter, les impose à ses membres. La maison assume ainsi une double fonction d’objet et de sujet : l’espace construit avec ses matières, couleurs, formes, lieux institués s’expose au regard et à l’usage tandis qu’après s’être fixée dans une tradition la (…)
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Yertik
19 septembre, par VaroujanLe Yertik est un dispositif architectural original que l’on retrouve dans les maisons villageoises d’Arménie et sur les territoires de l’est de la Turquie. Il se compose d’une structure en bois à éléments croisés destinée à ménager une ouverture dans le toit pour permettre l’évacuation des fumées du four creusé au centre de la pièce. Cette structure, véritable constante de l’architecture arménienne, fut reprise dans les grands palais, puis dans les porches d’églises à partir des IXe-Xe (…)
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La case obus
1er décembre 2003La case obus est cette forme architecturale si singulière qu’elle avait marqué André Gide lors de son séjour en Afrique dans les années vingt. Notées par tous les voyageurs et missionnaires comme formes inédites, ces architectures ont été attestées dans le Nord Cameroun et au Tchad où vivent les Musgums, peuple de pêcheurs et d’éleveurs de poneys. Véritable curiosité coloniale, elles ont suscité de nombreuses descriptions imagées : « poterie cuite par le soleil ardent », « pains de sucre », (…)
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Le bambou gravé kanak
1er janvier 1993 -
Éloge de l’inconfort
1er août 2004L’inconfort est communément défini comme absence de confort. Mais cette opposition dépasse de loin la grammaire, et d’abord quant à l’origine des concepts : lequel des deux a précédé l’autre dans notre esprit et convient-il de considérer en premier ? Qu’il naisse ou non du sentiment de son absence, le confort est ainsi un phénomène historique, et n’existe qu’en tant que rapport à un état meilleur ou pire mais de même nature. Il ne saurait se concevoir dans l’absolu, étant seulement la (…)
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Le masque kanak
1er janvier 1993 -
Le proche et le lointain
1er mars 2012La période postcoloniale a été marquée par des critiques de l’orientalisme et de l’anthropologie. Un genre est né. Il a pour objet la déconstruction de ces savoirs et le dévoilement de leurs présupposés idéologiques. L’observateur, le plus souvent anthropologue occidental, est observé par des auteurs appartenant aux sociétés qui ont été l’objet dominant de l’anthropologie. L’arroseur est arrosé. Dans ce travail, Hassan Rachik, s’inspirant des acquis de la sociologie de la connaissance, (…)
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Nés à Marseille, 2000 portraits
1er septembre 2001Quand il s’agit de découvrir une ville en plongeant dans le regard de ses habitants et qu’on veut cerner son identité à travers sa représentation humaine, il convient de se donner un critère de choix repérable. « Nés à Marseille », permet cette réelle approche transversale qui échappe à toute classification arbitraire.Au final, ce sont deux mille images et beaucoup plus de vies, de visages, de situations ou de passions pour marquer le changement de millénaire‑ ; au-delà du grand nombre et (…)