À paraître

Hamasdegh

Le Cavalier blanc

Traduit de l’arménien par Houri Ipékian  

Collection : Diasporales

ISBN 978-2-86364-295-5

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« Le Cavalier blanc » est reconnu comme l’un des textes phares de la littérature arménienne qui restitue ce qu’était le quotidien en Anatolie avant les grands massacres de 1915.
Cette large fresque historique se situe dans un village des provinces orientales de Turquie, avec toutes ses traditions et pratiques rurales, rappelant les relations de coexistence avec les voisins kurdes.
L’auteur s’était rendu dans le désert de Der es-Zor (actuellement en Syrie), comme une forme de pèlerinage sur les lieux de la déportation. Il avait pu observer les sables couverts des os des disparus et il avait rencontré quelques rescapés, les enfants dans les orphelinats, des bribes de survivance collective. C’est après cet éprouvant voyage que l’écrivain entreprend la rédaction du roman qui deviendra son chef-d’œuvre, évocation des jours anciens, de la vie dans les montagnes, pour en quelque sorte exorciser ces visions de désolation et rendre sa réalité à ce monde perdu.
Ce roman, qui prend parfois le ton du conte oriental, est tout d’abord une œuvre mémorielle. L’observation et la rêverie deviennent ici des matériaux pour cette littérature de la nostalgie, véritable reflet de l’âme d’une communauté de destin. Autour du petit Martik, au lourd secret de naissance, et de son amoureuse kurde, Zeynabe, la trame du récit a pour décor les tableaux de la ruralité où apparaissent aussi des légendaires résistants, un architecte, un brocanteur, et ce cavalier au cheval blanc, comme un personnage onirique récurrent qui surgit dans le paysage.
Traversé par les figures de ces héros, « Le Cavalier blanc » est le livre du combat pour la liberté.