Collection Arts

Mehdi Zannad

Topo-graphies

 

Collection : Arts
240 × 180 mm, 128 p., dessins, relié, 2020.
ISBN 978-2-86364-355-6
Prix : 32 €

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« Au dessin, je m’impose une règle : remplir 40 doubles pages d’un carnet sans repentirs, produire un flux régulier d’images, de “visions”, tel le continuum de mots tracés sur le rouleau-parchemin de Sur la Route de Kerouac, mais dans une immobilité tenace. En bas de chez moi, Nancy d’abord puis Montreuil après mon déménagement, sont les sujets idéaux. Il s’agit de rester suffisamment longtemps sur un site (quatre heures) pour capter toutes les subtilités du paysage, armé d’un feutre et d’un carnet. Les dessins surgissent des pages ouvertes, défilent comme une série d’instantanés de la ville, une empreinte urbaine tatouée sur le papier, le fruit d’un street art contemplatif et solitaire.
Le carnet tenu bras à la verticale, sans dessin préparatoire, la composition s’impose d’elle-même, se dégage progressivement des lignes qui s’entrecroisent et font coïncider deux structures : celle du dehors et celle confinée sur la feuille. La lenteur des poses permet de capter les changements de lumière. Au bout de quelque temps, certains bâtiments, invisibles dans l’ombre, apparaissent. »
Après avoir consacré un Carnet à Montreuil, Mehdi Zannad investit les rues de Marseille durant plusieurs mois pour noircir les 40 doubles pages de son Moleskine, format 9 x 14 cm. Le livre qui en est issu reprend l’intégralité du carnet en reconstituant les doubles-pages sur un format à l’italienne permettant une pleine perception des ambiances et des perspectives. Une séquence d’une vingtaine de vues restitue par ailleurs toutes les étapes de construction et de finalisation d’un dessin. Des cartouches reprennent les mots de passants recueillis au fil des journées.
Il revient sur sa technique du dessin et rappelle les diverses influences qui l’ont nourri en présentant plusieurs travaux sur des sites urbains, paysagers ou architecturaux.
La postface de Guillaume Monsaingeon replace le travail plastique de Mehdi Zannad dans la lignée des artistes pour lesquels la ville et l’urbanisme constituent une matière première privilégiée.