Quatre ans après la nuit tragique de la rafle du 24 avril 1915 à Istanbul, marquant le début du génocide des Arméniens par la Turquie ottomane, un groupe d’intellectuels survivants se donne la mission de commémorer solennellement le souvenir des disparus. Il est alors demandé à Téotig, écrivain et éditeur réputé pour la qualité de ses biographies lui-même rescapé d’années de déportation, de préparer une publication à l’occasion de la première Commémoration de cette date fatidique, en 1919, (…)
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Turquie
Articles
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Mémorial du 24 avril
7 novembre 2016 -
Le livre de ma grand-mère
1er novembre 2013Toute une vie invisible… C’est dans son grand âge que cette grand-mère adorée choisit de partager son secret et de transmettre « l’inoubliable ». « Mes enfants, n’ayez pas peur des morts, ils ne peuvent pas vous faire de mal. Le mal vient toujours des vivants, pas des morts », disait Héranouche Gadarian devenue Seher, la grand-mère de Fethiye Çetin qui écrit ce livre pour « créer une brèche dans le mur et permettre l’écoute, pour ouvrir le cœur et la conscience des gens en Turquie ». Dans (…)
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La vie comme elle est
1er janvier 2005Souvent qualifié de « prince de la nouvelle », Krikor Zohrab (1861‑1915) est une figure singulière de la littérature arménienne dans un moment historique qui aura marqué le destin de l’écrivain. D’abord ingénieur des Ponts et Chaussées il devient l’un des plus célèbres avocats de l’Empire ottoman puis membre du Parlement où on le remarque pour ses talents d’orateur et son engagement en faveur de la justice et de la défense des libertés. Comme la plupart des intellectuels arméniens de sa (…)
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Césarée
14 septembre 2024, par VaroujanDe retour à Istanbul, après un séjour à Marseille et en Égypte, Vahan Tékéyan est nommé en 1913 directeur d’un établissement d’enseignement en Anatolie. Il prend le train pour se rendre à Césarée (Kayseri), ville d’origine de ses parents, dont les récits ont bercé son enfance. Tout au long du trajet et du séjour, il prend des notes et remplit ses carnets.
Sept années plus tard, ces pages paraîtront en feuilleton dans un quotidien arménien avec la mention explicite « en souvenir », pour ne (…)